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article paru dns Eglise en Ille et Vilaine n° 164 du 5 octobre 2009

L'Afrique fête Poullart des Places

propos recueillis par Edith CASTEL
Plusieurs manifestations ont marqué le tricentenaire de la mort de Claude-François Poullart des Places, le fondateur des Spiritains. Dimanche 27 septembre, une Grand Messe Pontificale a été célébrée à la cathédrale de Rennes, sous la présidence de Mgr Pierre d’Ornellas et avec Mgr Gabriel Mbilingui, spiritain et archevêque de Lubango (Angola).
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  Pour cet hommage à Poullart des Places, une veillée de prière était organisée samedi 26 septembre à Saint-Germain, église où fut baptisé le jeune Claude-François, puis la Grand Messe Pontificale à la cathédrale dimanche 27, co-animée par la Maîtrise de la cathédrale et la chorale interpeuple de Rennes


Église-en-Ille-et-Vilaine : Quel a été votre parcours chez les pères spiritains ?

Monseigneur Gabriel Mbilingui : J’ai connu les spiritains dans une mission, puis à l’âge de 11 ans j’ai intégré leur petit séminaire. Après des études de philosophie et de théologie à Rome, je suis rentré en Angola où j’ai été nommé recteur du séminaire spiritain, puis supérieur provincial. En 1999, j’ai été nommé évêque du diocèse de Loena, et en 2006, archevêque du diocèse de Lubango.

Qu’est-ce que les spiritains ont apporté à votre pays ?

En Angola, ils ont été les premiers missionnaires. Ils ont formé l’élite politique de notre pays, car les deux-tiers de la population ont été évangélisés par eux. Nous avons reçu d’eux la lumière de la foi et l’évangile. En fait, l’Angola a connu une deuxième évangélisation à partir de l’année 1866, date de leur arrivée dans le pays. Pendant un siècle, ils ont formé tous les prêtres Angolais et une partie des évêques.

Quels aspects du charisme spiritain sont importants pour vous ?

La simplicité de vie et la sollicitude envers les pauvres. Nous nous sommes tous désaltérés à la source des spiritains, même ceux qui ont choisi d’être prêtres diocésains.

Vous êtes en route pour le synode africain qui s’ouvrira dans quelques jours à Rome. Qu’attendez-vous de cette rencontre ?

Le thème choisi pour ce deuxième synode des évêques Africains me semble très judicieux au vu des problèmes qui agitent notre continent : « L’Église en Afrique, au service de la réconciliation, de la justice et de la paix ». Notre continent est miné par de multiples conflits, la plupart d’entre eux sont générés par les injustices et la lutte pour le pouvoir. Il est urgent d’avancer en vérité sur la voie de la démocratie.

Quel est l’impact de la parole de l’Église en Angola ?

En tant qu’Église nous devons prendre conscience de notre rôle. Nous sommes responsables de la formation de la conscience de nos fidèles, des hommes politiques, des éducateurs et des familles. Beaucoup d’états font confiance au travail de l’Église, nous devons en prendre conscience et en tirer parti pour la réconciliation. Les hommes et les femmes de demain sont dans nos mains.

Haut de page - Imprimer - Mis à jour : 6 octobre

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